Les femmes dans l'Antiquité
En Grèce
Dès la naissance, les filles subissent un traitement spécifique à leur sexe et qui tient à l'eugénisme pratiqué habituellement en Grèce pour des raisons économiques et raciales. Ainsi les filles, jugées plus inutiles que les garçons (en effet, ces derniers étant formés à l'art de la guerre et importaient pour la défense de la Cité), étaient plus facilement exposées qu'eux (c'est-à-dire abandonnées dans la nature), ou vendues. De plus, elles bénéficiaient de moins de soins et d'attention. En général, les femmes sont méprisées : « c'est Zeus qui a créé le mal suprême : les femmes. » (Sémonide d'Amorgos).
On trouve cependant quelques exceptions chez les Pythagoriciens (voir Théano).
À Rome
À Rome, la fonction de la femme est de se marier et d'avoir des enfants. Son statut civil est surtout déterminé par le rôle qui est le sien relativement à l'homme :
puella, virgo (jeune fille) : la fille reçoit essentiellement une instruction domestique ; elle porte, comme le garçon, une bulle qu'elle abandonne le jour de son mariage ;
uxor, conjux (épouse) : les filles se marient à partir de 14 ans environ, puis de plus en plus tôt au cours des siècles (vers 12 ans à la fin de l'empire romain d'occident) ; la femme est considérée comme une mineure qui passe par le mariage de l'autorité du père à celle de son mari ;
matrona, materfamilias (mère de famille) : comme mère, la femme est gardienne du foyer.
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