La violence
Au niveau de la violence, en particulier conjugale, les femmes sont traditionnellement considérées comme des victimes (au niveau des agressions sexuelles, plus de 99% des viols sont du fait des hommes et seulement 3% de la population carcérale française est féminine).
Cette vision traditionnelle est en train de se modifier.
D'une part, la féminisation des corps de métiers, en particulier des policiers et des juges, entraîne une plus forte répression des violences envers les femmes. La vision antérieure de la police et de la justice était quelque peu "paternaliste". La victimisation des femmes étant naturelle, il était considéré comme normal (au sens où c'était courant et que l'on ne pouvait rien y faire) qu'un homme batte sa femme, par exemple. Les femmes victimes cachaient alors souvent les violences à leur encontre (pas de déclaration de viols ; l'idée que les violences conjugales étaient inexistantes dans les classes moyennes...).
D'autre part, la délinquance féminine augmente.
À noter cependant que cette délinquance reste le plus souvent sans violence et que, de plus, ce sont souvent des contentieux sans victime (absence de papiers d'identité, racolage...). Il s'agit moins dans ce cas d'une augmentation de la délinquance que d'une répression plus sévère.
Dans les cas de violences graves commises par les femmes, à cause du mouvement d'égalité sociale, on accepte moins que les femmes se déresponsabilisent ("oui, j'ai tué mon mari, mais c'est parce qu'il me battait...").
La stabilité de cette délinquance féminine s'explique, pour Frédéric Ocqueteau[2] par le fait que la violence féminine est différente par nature de la violence masculine. Tandis que la violence masculine est tournée vers l'extérieur, les femmes, de par l'oppression masculine, retournent cette violence contre elles-mêmes (on a vu récemment l'augmentation importante du nombre de jeunes filles afghanes mariées de force qui s'immolent par le feu...). L'État n'est en mesure de s'occuper que de la première ; la seconde, elle, n'est pratiquement pas prise en compte par la société.
Cela se manifeste en particulier par des pathologies typiquement féminines. Les femmes ont tendance à vouloir se conformer à un modèle ; or, celui qui est quasiment universel aujourd'hui est le modèle de type occidental, c'est-à-dire celui de femmes sveltes et d'apparence jeune. Cela entraîne de nombreuses anorexies. Dans d'autres sociétés traditionnelles (Mauritanie, Mali...), cependant, la femme modèle est au contraire une femme mature avec des formes très prononcées. Les femmes peuvent alors être gavées ou se gaver dès leur plus jeune âge
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